Mes lectures de cette semaine

livre les pourquoi interdits aux moins de 18 ans Philippe Vandel
Cette semaine j’ai lu « les pourquoi interdits aux moins de 18 ans » de Philippe Vandel. Ce sont des réponses à des « pourquoi » sur l’amour et le sexe. Bien au delà de ça j’ai lu car j’aime beaucoup  le journaliste Philippe Vandel (que j’ai eu le plaisir d‘interviewer il y a quelques années pour mon blog de cuisine)  et il apporte des réponses éclairées à certaines questions très terre à terre en s’appuyant sur des écrits de sociologues, psy et autres. Il remonte parfois hyper loin dans l’humanité et nous montre ce qui a changé et pourquoi ou ce qui n’a pas changé.

bonjour tristesse de sagan
J’ai également lu « Bonjour Tristesse » de Françoise Sagan, livre lu durant mon adolescence, et trouvé dans la bibliothèque de ma fille.
4ème de couverture: La villa est magnifique, l’été brûlant, la Méditerranée toute proche. Cécile a dix-sept ans. Elle ne connaît de l’amour que des baisers, des rendez-vous, des lassitudes. Pas pour longtemps. Son père, veuf, est un adepte joyeux des liaisons passagères et sans importance. Ils s’amusent, ils n’ont besoin de personne, ils sont heureux. La visite d’une femme de coeur, intelligente et calme, vient troubler ce délicieux désordre. Comment écarter la  menace? Dans la pinède embrasée, un jeu cruel se prépare.
C’était l’été 1954. On entendait pour la première fois la voix sèche et rapide d’un « charmant petit monstre » qui allait faire scandale. La deuxième moitié du XXe siècle commençait. Elle serait à l’image de cette adolescente déchirée entre le remords et le culte du plaisir.

Je me place dans le contexte de la sortie du livre, il a fait scandale à l’époque. Je m’imagine la jeune Françoise Sagan écrivant ce livre à 18 ans. Je pense que c’est par sa jeunesse que Françoise Sagan a choqué dans ce post seconde guerre mondiale. Il ne fait l’apologie de rien du tout, je trouve que tout cela est parfaitement modéré,  Mas nous ne sommes plus en 1954….

Et puis j’ai recherché ce poème d’Éluard appris en 6ème car ce poème a plus de sens que jamais. Et je tenais à le remettre sur mon blog après l’avoir lu et relu un certain nombre de fois cette semaine.

LIberté de Paul Eluard

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

Et j’ai lu énormément les journée, beaucoup plus que d’ordinaire,  j’avais ce besoin de m’informer sur ce qu’il se passait.

Ce billet pour répondre au billet de Virginie sur nos lectures de la semaine. Et toi tu as lu quoi cette semaine?

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6 commentaires sur « Mes lectures de cette semaine »

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