Vous m’avez manqué

SAMSUNG CSC

4ème de couverture: Je n’ai aucune idée du moment où « ça » m’a rattrapé.
Je me souviens d’une grande lassitude, de larmes qui coulent, comme par inadvertance. Puis de nuits trempées de sueur, de douleurs au dos, au ventre ; du coeur qui s’emballe.
Un matin, j’ai été incapable de me lever. La dépression m’a cloué au lit. Je ne voulais voir personne ; j’avais peur de tout ; je ne me supportais plus, hanté par mon passé, par l’histoire de mes parents.
L’hyperconnexion a joué un rôle dans ma dépression. Branché en permanence sur le Web, j’ai absorbé comme une éponge l’antisémitisme et la violence de l’époque. J’ai payé le prix fort.
Un jour, pourtant, « ça » a été mieux. J’écris ce livre pour cette phrase. Pour que la lectrice inconnue, le lecteur perdu au fond de sa nuit, sache que « ça » arrive.On va mieux. Pas « moins mal », mieux. Le moteur redémarre. Il toussote à l’occasion, mais il ronronne à nouveau. Il faut le bon psy, des médicaments, de l’amour, de l’amitié aussi.
Mais « ça » repart. Aujourd’hui, j’ai retrouvé le goût des autres, celui des projets, l’envie. Et surtout une juste distance. Je suis le même en différent ; j’espère que je suis un peu meilleur.

Mon avis: Les premières pages on voit la vie de Guy Birenbaum (personnage que j’ai connu sur Twitter et puis que j’ai suivi sur Instagram)  il nous parle de ce toboggan qui l’a fait plongé dans le grand bain de la dépression, son hyper connexion (mais pas que) a déclenché sa dépression sans aucun doutes, je le perçois comme ça. Il décrit un peu un journal de bord date par date, on le voit passer par des hauts des bas et puis plus de bas que de hauts. Ensuite on le voit décrire l’enfer de la nuit dans laquelle il est plongé en permanence, il parle aussi de sa famille, de l’histoire de cette famille,  de ses amis du réel (ou de l’internet) chez qui il a trouvé de l’écoute ou pas d’ailleurs (toujours avec bienveillance) un peu de cette force pour remonter. Et puis on le voit remonter le pente, on voit son jour apparaitre à nouveau, il ne fait plus aussi sombre, c’est la remontée du fond, la remontée de ses abîmes. Il raconte tout simplement ce que beaucoup de gens vivent, la dépression, mais il est journaliste, il sait trouver les bons mots sans rentrer TROP dans le pathos.  J’ai aimé lire son livre, je le recommande fortement pour comprendre un peu plus la dépression, de voir la descente aux enfers que ceux touchés par ce fléau, vivent. Comprendre ce qui arrive à une personne dépressive, ou bien à nous même ne veut pas dire à accepter, car la dépression telle que décrite par Guy n’est pas toujours acceptable. Et pourtant…. Merci Guy d’en avoir parlé, merci Guy d’avoir mis des mots sur tes maux, sur mes maux et ceux d’autres personnes.

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5 réflexions sur “Vous m’avez manqué

  1. Dhelicat dit :

    C’est bien d’avoir des témoignages car ce n’est pas toujours facile pour les autres de comprendre ce mal si sournois qui s’abat sur nous parfois sans crier gare, des mots sur les maux qui permettent de se sortir du tunnel. Bon dimanche à toi, bises

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