Dalida

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Je vais t’avouer quelque chose, Dalida j’adore. À la maison quand j’étais petite il y avait la Dalida qui chantait en français mais aussi en italien. Je suis née en 76, je connais un bon nombre de ses chansons en français comme en italien. Je ne pouvais pas ne pas aller voir le  biopic sur Dalida dont la scénariste et productrice n’est autre que  Lisa Azuelos qui avait fait LOL.

Le film en lui même

Le film commence par la tentative de suicide  de Dalida en 1967 survenue quelques jours après la mort de Luigi Tenco son amour retrouvé mort dans la chambre du Savoy à San Remo.  Durant tout le film on y voit les moments avant cette tentative de suicide et après. Au lieu de parler de la star et de savoir comment elle est devenue cette grande Dalida , on y voit une Dalida de l’intérieur connue par son entourage, de l’enfance de Iolanda Gigliotti au Caire, de sa relation avec son père qui tourna mal après qu’il soit revenu d’un camp de prisonniers (il se mit à frapper femme et enfants alors qu’auparavant c’était un père très aimant) aux relations qu’elle avait avec les hommes, Lucien, Lucio, Luigi, Jean…  On voit cette Dalida si entourée par sa famille et pourtant si seule, cherchant à tout prix le bonheur dans ses relations amoureuses, invitaient toujours du monde pour combler ce vide en elle. Le suicide a toujours hanté Dalida, 3  des hommes qui ont partagés sa vie se sont suicidés. 

Cette femme est blessée depuis son enfance par le regard des autres à cause de son problème aux yeux, par la disparition de son papa alors qu’elle n’a que 12 ans, mais aussi par son public  et son entourage qui attendait beaucoup d’elle. On voit aussi l’attachement d’Orlando (qui se nomme en fait Bruno) pour une soeur mais qui veut que sa soeur reste sur la plus haute marche. Il la protège autant qu’il la met sur un piédestal et elle ne veut décevoir personne, on la voit souvent se surpasser. Entre tranquillisants et alcool, entre célébrité et solitude, entre anorexie et dépression, elle reste cette femme blessée par la vie qui mettra fin à ses jours un soir, alors qu’elle est seule en 1987 elle n’a que 53 ans. On ne peut qu’imaginer cette souffrance dont elle a été victime, cet amour touché si souvent du doigt mais trop éphémère, ce désir d’enfant qu’elle ne pourra pas combler suite à un avortement qui ne s’est pas bien passé.

On peut penser que Dalida aurait eu un autre destin si elle avait vécu aujourd’hui soit 30 ans plus tard, les jugements sur une relation avec une homme plus jeune ne sont plus tout à fait les mêmes, si un avortement avait été non raté ou pourquoi pas une Dalida maman solo?  Je pense qu’elle a été plus souvent spectatrice de sa vie qu’actrice. On ne peut qu’espérer pour elle une sérénité immense après tout cela, on ne peut pas juger son suicide, on a envie de la comprendre, de la serrer fort contre soi pour qu’elle puisse avoir beaucoup de douceur.

En ce qui concerne le casting:

Dalida jouée par Sveva Alviti est aussi douée que belle, on ne voit pas une Sveva mais vraiment une Dalida, ce rôle lui va à la perfection. (Et puis les tenues portées dans le film aussi bien les pantalons pattes d’eph que les robes sont subtilement choisis et mettent en valeur le sublime corps de Sveva)

Valentina Carli qui joue le rôle de Rosy la cousine, qui sera une fidèle compagne pour Iolanda, qui sera tour à tour sa confidente, son soutien dans les épreuves de sa vie. Elle ne jugera jamais Iolanda mais sera toujours là pour elle.

On y voit Vincent Perez, Patrick Timsit en Eddy Barclay  (producteur de Dalida) et Bruno Coquatrix  (directeur de l’Olympia) hommes qui ont fait partie non pas de la vie intime de Iolanda mais de la carrière de Dalida.

Les hommes de la vie de Dalida:

Jean-Paul Rouves qui joue Lucien Morisse met trop de temps à satisfaire les demandes de Dalida. Quand elle l’épouse c’est déjà trop tard, l’amour est passé à force d’attente, et elle l’épousera plus par reconnaissance que par amour. Elle aura toujours un grand attachement pour cet homme qui a fait décoller sa carrière.

Nicolas Duvauchelle incarne Richard Chanfray  (ou le Comte de Saint Germain) joue à la perfection le rôle de cet homme si particulier mythomane et  vivant aux crochets de Dalida.  Je suis allée chercher des photos de cet homme sur le net et la ressemblance est vraiment frappante.

Un touchant Niels Schneider qui incarne un Jean Sobieski . La rencontre entre Dalida et lui se fait quelques semaines après son mariage avec Lucien Morisse.

Alessandro Borghi qui joue le rôle de Luigi Tenco chanteur, compositeur et amoureux éperdu de Dalida. Il mettra fin à ses jours à la suite d’un concours de chant raté au fameux festival de San Remo. Il avait chanté Ciao Amore Ciao et la chanson n’a pas eu le succès espéré par Dalida et Luigi (elle aussi chanta cette chanson ce soir là ). Luigi a été retrouvé mort par Dalida.

Brenno Placido incarne Lucio  homme plus jeune que Dalida (de 12 ans son cadet), qu’elle quittera par amour pour qu’il puisse faire sa vie (le seul enfant qu’elle ait porté ce fut l’enfant de Lucio qu’elle ne garda pas pour ne pas lui briser sa jeune vie, elle a voulu le meilleur pour lui).

Riccardo Scamarcio incarne le le rôle de Bruno (alias Orlando) ce petit frère si important aussi bien dans la vie de Iolanda, que dans la carrière de Dalida.

En somme j’ai adoré ce film, aussi bien de la façon dont Lisa Azuelos  a su montrer la femme à travers la star et vice versa, mais aussi par les chansons choisies qui sont un plus au biopic  comme si un narrateur racontait l’histoire à travers les chansons,  que par le jeu des acteurs. Et puis 2h ou presque à entendre parler italien, ça n’a pas de prix.

Et si tu veux voir le trailer du film c’est par ICI que ça se passe.

 

 

 

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Une réflexion sur “Dalida

  1. girlyrocknpop dit :

    L’une de mes amies voulait absolument voir ce film. Moyennement convaincue, peur que ce soit un film trop dans le pathos. Je suis ressortie de la séance complètement emballée. J’ai redécouvert les chansons de Dalida, quelle magnifique interprète elle était. Et j’ai surtout découvert sa vie de femme. Iolanda, très émouvante, qu’on a envie se serrer dans nos bras. Ce biopic est très réussi. Et je remerci Lisa Azuelos de m’avoir permis de m’avoir fait redécouvrir cette artiste sublime.

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