C’est pas la vie choisie et pourtant….

e3acf6af7233a24db78be17bdc3b7784.jpg
(crédit image)

Le plus gros regret que j’ai actuellement, car je suis en pleine introspection, c’est que je puisse faire face à cette phrase prononcée il y a quelques jours à mon psychothérapeute lors de notre première séance  » C’est pas la vie choisie et pourtant »…. En effet, en parlant de moi, de ma vie, de mes déceptions, de ce qui m’a fait mal tout au long de ma vie je me rends compte que cette vie ce n’est pas celle que j’ai pu choisir.
En effet, j’aurais aimé que mes parents ne divorcent pas, malgré un père absent, nous étions une famille. Lorsque mon père est parti, en somme la famille a volé en éclats. J’ai perdu mes repères, un papa qui a fait en quelques sortes une croix sur ses enfants, de la vie construite avec ma mère sans vraiment se retourner.Il a eu une nouvelle vie avec une nouvelle femme, des enfants dont ils s’occupaient qui n’étaient pas les siens, une nouvelle famille en somme. Le problème des adultes ne devraient pas concerner les enfants, qui plongent d’un monde de l’insouciance à un monde ou ils se prennent une grande claque dans la figure.  Il nous a pas vu parfois pendant des mois. Et puis quelques mois après son départ, mon grand-frère quittait la maison, pour mon plus grand malheur, il était pris entre son père, sa mère (oui nous n’avons pas la même). En quelques mois je perdais mon père, mon frère qui était un vrai grand-frère aimant et protecteur. Mes autres frères dormaient chez mes grands-parents dans l’appartement juste en dessous. Avec le départ de mon frère, je me suis sentie seule, en tête à tête avec moi-même alors que ma famille volait en éclats.
Puis je me suis construite comme j’ai pu, au fil des années, avec une grande timidité, j’était hyper introvertie, mais je ne me laissais pas marcher sur les pieds par qui que ce soit.
J’ai vécu ma première grande histoire, avec un garçon qui est devenu le papa de mon premier bébé quelques années plus tard, séparation au cours de la grossesse, j’ai pas vraiment choisi cela. Première trahison, première expérience de vie. Après par la suite, d’autres choix, je ne regrette en rien, car même si ces choix n’ont pas été les bons, ça m’a fait grandir. Mais la chose que je me reproche aujourd’hui, c’est d’avoir souvent fait comme les autres voulaient, pas ce que je voulais au fond de moi. J’ai fait passer le bonheur des gens qui m’entouraient avant mon propre bonheur. J’ai cru souvent que le fait de m’occuper des autres, de faire plaisir aux autres sans vraiment prendre soin de moi, sans écouter ce que je voulais faisait de moi une personne respectable, aimable. Or il n’en est rien, j’ai même carrément merdé sur le respect de ma personne, sur le fait de prendre soin de moi.
J’ai pas voulu cette vie là, je vais être franche, je ne regrette absolument pas mes enfants, je regrette le fait de n’avoir pas su leur offrir la famille qu’ils méritent. Même si je leur offre tout mon amour, tout le temps possible, ils auraient surement préféré une maman épanouie, une maman heureuse qu’une maman esclave du bonheur des autres, d’une maman soumise aux dictats des personnes les plus proches d’elle et donc d’eux par conséquence. C’est pas la vie voulue, et pourtant je l’assume. J’assume mes choix, souvent mauvais, j’assume mes erreurs, mais j’en paie le prix fort, j’en paie le prix de n’avoir pas su me révolter, de n’avoir pas su dire non ou stop assez fermement quand il le fallait.
Cette introspection que je fais sur moi en ce moment, seule ou/et aidée par mon psychologue n’est pas super facile, ça fait mal. Mal de voir la relation aux autres que j’ai pu avoir, mal d’avoir été lâche en fait. Aujourd’hui cette introspection me permet non pas de me reconstruire ou de me construire comme je l’ai souvent espéré, mais j’apprends à vivre avec ce passé déroutant, avec cette vie non choisie, en me disant que rien ne pourra jamais être changé au final et que je dois accepter, grandir pour vivre avec tout cela. Dans ma tête il va y avoir une sacrée évolution, c’est un peu une révolution intérieure, une sorte de remaniement de mes méninges. Ne rien effacer, pour accepter et enfin grandir et guérir!

Publicités

3 commentaires sur « C’est pas la vie choisie et pourtant…. »

  1. J’aime beaucoup ta phrase de fin qui résume absolument tout : « Ne rien effacer, pour accepter et enfin grandir et guérir! »
    Les évolutions, les révolutions, ça remue, ça fait un peu mal (beaucoup) mais au bout, il y a du bon. J’essaie de le croire en tout cas.

    J'aime

  2. Comme je te comprends…
    Moi aussi je fais ce triste constat, ma famille aussi a volé en éclat depuis quelques années maintenant, si bien qu’à présent pour les fêtes de Noël je me retrouve seule avec mon grand frère (et cette année, c’est la première fois où je serai vraiment seule avec, je me suis séparée de mon ex en début d’année après 8 ans ensemble) du coup voilà voilà où j’en suis mais je vais faire en sorte dans un premier que l’année 2018 soit bien meilleure moi que celle ci, et d’avancer dans mes projets, profiter de tous les petits moments de bonheur que je pourrais vivre et d’obtenir ce que je souhaite surtout ! La vie n’est pas un long fleuve tranquille, en tout cas pas pour tout le monde…
    Je te souhaite de pouvoir malgré tout, construire la suite de ton chemin comme tu l’entends et que le bonheur frappe de nouveau à ta porte pour te prouver que tout le monde y a le droit ! (jspr qu’il viendra frapper à la mienne aussi ;))
    Bises

    J'aime

Ajoutez votre grain de sel

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s