Du plus dans le moins

pluie.jpg
(source photo)

J’essaie toujours de trouver du positif même dans le plus sombre qu’on puisse avoir dans la vie. Oui c’est un exercice difficile, oui ça prend souvent du temps à trouver parfois ce positif, mais dans des moments bien noirs ça émet un petit rayon lumineux en soi. Je crois que j’ai appris à faire cela au fil des années, des coups pris dans la figure par la vie.  La vie n’est rose pour personne, j’en suis bien consciente, il y a des gens qui voient tout en noir (moi je vois souvent tout en noir moi même) mais à un moment donné, je me pose j’analyse la situation et je vois du positif à tout ce négatif.

 

Par exemple dans ce stress post traumatique que je vis, j’ai enfin appris à écouter un peu plus mon corps, j’ai appris à écouter les signes qu’il m’émet. Même si j’ai du mal à dormir, beaucoup de mal, j’ai ralenti le rythme. J’apprends à dire non quand je ne peux plus, quand je n’y arrive plus, plutôt que de m’épuiser encore et encore.  De toutes façons maintenant je tombe dans les pommes alors je dois ralentir le rythme quand je suis fatiguée. J’ai aussi appris à enfin mettre des mots sur mes maux, je dis pas que je vais mal, avec le psy par exemple, il me donne des explications à tout, à mes angoisses, mes peurs, mes réactions. Vous ne pouvez pas savoir comme ça apaise, me dire que ce que je traverse est une réaction normale, qu’il faut du temps.

J’essaie aussi de me dire que les gens que je perds, c’est que nous n’étions pas faits pour faire notre chemin ensemble (amis, amours) même si ça prend du temps, même si le temps que le travail fasse son chemin ça fait mal à en crever. Il faut que j’évolue encore, que je grandisse, que je surmonte encore beaucoup de souffrances que j’ai en moi depuis trop longtemps, certaines depuis mon enfance. Et puis ça permet aussi de voir d’autres personnes qui sont là dans l’ombre qu’on aurait peut-être jamais pu voir avant.

Dans toutes ces choses difficiles vécues depuis quelques années maintenant (maladie, séparations, mort de proches, etc…), je prends enfin conscience qu’il est nécessaire d’en parler, de laisser le temps de guérir les blessures, de ne pas vouloir avancer à tout prix,  Vouloir faire comme si tout allait bien, c’est foncer dans un mur. Mon psy me dit que j’ai voulu trop avancer tout le temps pour faire plaisir aux autres et que je ne me suis jamais laissé le temps d’être triste, alors que l’être humain a besoin de déprimer, et que si ça ne se fait pas un jour n rentre en grave dépression.

Alors même quand le ciel est le plus noir possible, je me dis que derrière ces tonnes de nuages, remplis de pluie, de mauvaises énergies, il y a le soleil qui est quelque part et qu’il finira bien par se montrer à un moment donné. Oui même si ça fait mal, oui même si parfois c’est super long et puis ça permet d’apprendre à danser sous la pluie.

15 réflexions sur “Du plus dans le moins

  1. Pingback: The last but not the least…. – Phénomène de Maud

Ajoutez votre grain de sel

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s