Le poids des mots devient-il le poids des maux?

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(source photo)

Je n’avais jamais mesuré vraiment le poids des mots et de l’impact que ça peut avoir. Parfois énervée, blessée, j’ai pu être moi même blessante juste en disant quelques mots bien cinglants, pour toucher là où ça pouvait faire mal. Je sais c’est pas très cool, j’ai souvent pris cette option pour seule armure. Mais (souvenez vous il y a toujours un mais avec moi), je me suis rendue compte à quel point les mots pouvaient blesser, et à quel point j’ai pu être piquante parfois.

Je me suis rendue compte que les mots pouvaient vraiment blesser (et me blesser aussi car finalement ce que je déteste c’est faire du mal aux gens) et que cette façon de faire n’est pas digne de la personne que je suis et que ce n’est nulle comme manière de se protéger car au final ça ne protège de rien, c’est juste là pour blesser et faire partir l’autre quelques minutes, heures, jours et qu’un jour l’autre est tellement blessé par les paroles qu’il part. J’ai blessé certes avec mes mots, mais j’ai été aussi blessée. J’ai toujours fait comme si ça n’avait aucun impact sur moi mais c’est totalement faux.

En effet depuis que je ne vais pas bien, depuis que les larmes coulent quotidiennement, je me rends compte que les mots de certaines personnes à qui je tenais ont pu avoir un impact négatif sur moi, et sur ma façon d’être et d’être cette femme blessée que je suis aujourd’hui. Je ne me suis pas rendue compte que de « vilains » mots pouvaient devenir de vrais maux, qu’ils sont là, ils restent en nous, et ressurgissent n’importe quand comme une épée en plein coeur. D’être pas au top (c’est le moins que je puisse dire) m’a fait pas mal changer, réfléchir sur moi et ma façon d’agir avec les autres et la conséquence de nos actes et de nos paroles les uns envers les autres.  Je pense avoir toujours été aimante envers les gens, mais par souffrance fallait que je pique là où je savais que ça ferait mal.

Aujourd’hui je pèse le poids des mots,  je réfléchis aux conséquences que mes mots peuvent avoir, et je refuse aussi de me laisser blesser délibérément et je refuse encore plus catégoriquement que mes enfants soient blessés par des mots d’adultes qui ne seraient aucunement bien veillants. J’ai pesé le poids des mots et bien trop souvent ils sont devenus des maux, et je ne veux pas que mes enfants vivent avec de tels maux à leur tour.  Alors je dis souvent à mes enfants mon amour que je leur porte, être bercé(e) par des mots d’amour c’est bien mieux que d’être souillé(e) par des mots méchants.

 

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10 commentaires Ajouter un commentaire

  1. ladyfi dit :

    Words can really hurt.

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  2. Marie Kléber dit :

    Le poids des mots…ils peuvent le meilleur comme le pire. Les mots s’attachent, c’est pour cette raison qu’ils ne doivent jamais être pris à la légère.

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  3. zenopia dit :

    Les mots donnent réalité aux pensées… Je partage ton avis sur leur poids à ne jamais prendre à la légère…

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    1. Maud dit :

      alors parfois les mots dépassent la pensée hélas……

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  4. carrie4myself dit :

    Je parle parfois/souvent trop vite . Je ne mesure pas le poids de mes mots; sans forcement etre méchante, sans vouloir blesser, loin de la, par moment, par humour de ma part, mes mots ne sont pas forcement percus ainsi.
    Je me dis que je devrais faire plus attention, etre plus muette!

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    1. Maud dit :

      je ne sais pas, moi ça venait comme ça sans vouloir être méchante, une sorte d auto défense…

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      1. carrie4myself dit :

        On me dit ca aussi; que je me justifie toujours aussi….

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  5. « Avec les mots on ne se méfie jamais suffisamment, ils ont l’air de rien les mots, pas l’air de dangers bien sûr, plutôt de petits vents, de petits sons de bouche, ni chauds, ni froids, et facilement repris dès qu’ils arrivent par l’oreille par l’énorme ennui gris mou du cerveau. On ne se méfie pas d’eux des mots et le malheur arrive.
    Des mots, il y en a des cachés parmi les autres, comme des cailloux. On les reconnaît pas spécialement et puis les voilà qui vous font trembler pourtant toute la vie qu’on possède, et tout entière, et dans son faible et dans son fort… C’est la panique alors… Une avalanche… On en reste là comme un pendu, au-dessus des émotions… C’est une tempête qui est arrivée, qui est passée, bien trop forte pour vous, si violente qu’on l’aurait jamais crue possible rien qu’avec des sentiments… Donc, on ne se méfie jamais assez des mots, c’est ma conclusion. »
    — Louis-Ferdinand Céline, ‘Voyage au bout de la nuit’, 1932
    https://prototypekblog.wordpress.com/2016/12/06/tu-le-sais/

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    1. Maud dit :

      Merci ❤

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  6. sandmayer dit :

    Je suis justement en train de relire  » Les 4 accords Toltèques  » et ce sujet y est abordé. Je crois qu’une fois que l’on réalise l’impact des mots, notre regard change. Le mien a changé vis à vis de moi même et je me suis rendue compte qu’avoir des paroles méchantes, qu’elles soient voulues ou non, fait plus de mal à soit même qu’aux autres. Une fois que l’on arrive a se détacher de certaines blessures, que l’on prend les choses avec positivité, la vie devient plus jolie. C’est tout un travail à faire sur soit-même et qui prend du temps mais qui est très bénéfique.

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