Du bonheur dans la tristesse, à moins que ce ne soit l’inverse.

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Hier en lisant le billet de Marie (allez la lire j’aime sa façon d’écrire), je me suis questionnée. Évidemment que son billet me parlait puisque moi aussi j’écris souvent du triste, je suis souvent angoissée, mélancolique alors oui ça n’aide pas pour écrire du joyeux. Et pourtant… Je sais écrire du joyeux, je vis des moments joyeux au milieu de cette mélancolie qui refait surface régulièrement, de ces angoisses encore bien trop présentes ou bien serait-ce l’inverse?

En fait quand je vais pas trop bien , ça a tendance à l’emporter sur le reste, le négatif l’emporte souvent sur le positif, je n’arrive pas à peser sur l’instant T si j’ai plus de bonheur ou de malheur. Et pourtant depuis que je fais mes journaux de gratitudes le dimanche je me rends compte à la fin de la semaine que je me focalise vraiment sur le bon et que ça me fait oublier le mauvais.  Je crois que j’ai vraiment trouvé l’exercice qui me correspond.

Aujourd’hui j’ai de la chance d’être avec quelqu’un avec qui je peux m’exprimer librement, sans qu’il me juge. Il m’aide dans les moments d’angoisse, dans les moments de doute il m’amène sur le chemin du discernement. J’ai en face enfin à coté de moi, quelqu’un d’optimiste, de tendre, de bienveillant, qui est toujours d’humeur égale et je peux vous dire ça aide à relativiser dans les moments de moins bien. Avant j’ai connu les cris, les « je fais la gueule », « des démerdes toi avec tes angoisses » « c’est que dans ta tête » « si tu veux pas être avec moi faut le dire » alors que là il m’accompagne en douceur le temps que l’angoisse passe et ç change littéralement. Au lieu que les angoisses s’accentuent elles se dissipent plus ou moins vite mais au moins elles passent. L’amour ça fait des merveilles, la preuve c’est que j’arrive à faire des projets avec lui.

J’ai dit à Marie hier que ça ne servait à rien de ne pas écrire le triste car il fait partie de la vie, mais je comprends son point de vue, elle aimerait écrire une nouvelle ou autre pas qu’en écrivant du triste et visiblement elle n’arrive à faire que ça pour le moment. Je n’écris pas de livres ou de nouvelles pour ma part, je n’arrive pas trop à faire dans la fiction, ce que j’écris ce sont des petits bouts de ma vie, du vécu. Il faudrait que je m’essaie à écrire ne serait-ce pour moi de la fiction, ça me ferait un bel exercice, un beau challenge personnel à relever.  Pour ma part écrire est un véritable exutoire, je ne veux pas refouler mes émotions (ce n’est pas bon dixit mon psy), je ne me pose pas de questions, je sais que j’écris du Happy comme l’inverse en fonction de mon ressenti sur le moment. je sais que la vie est faite de bon comme de moins bon mais quoi qu’il en soit ceux qui se montrent qu’avec du bonheur, une vie parfaite, sans jamais rien de mauvais (même pas une once de fatigue) je n’arrive pas à croire. Oui certes le malheur apporte le malheur et le bonheur apporte le bonheur mais pas que… Alors oui j’écris du triste comme du joyeux, je sais que les 2 font partie de ma vie, puis au final s’il n’y avait que du joyeux on apprécierait plus rien alors que là, chaque petits et grands moments de bonheur c’est comme s’ils étaient multipliés dans mon esprit, je sais à quel point j’ai de la chance de pouvoir les vivre et c’est ce qui en reste au final, le bon efface le beaucoup moins bon.

 

 

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4 réflexions sur “Du bonheur dans la tristesse, à moins que ce ne soit l’inverse.

  1. En te lisant, je me dis qu’il faut surtout écrire au feeling! La vie est remplie de moments doux et douloureux, on ne peut pas y échapper. Ce qui n’empêche pas d’être quelqu’un de positif et qui a foi en la vie, a envie de se dépasser – la preuve!
    Pour ce qui est de la fiction c’est différent je trouve, j’ai de plus en plus de mal à m’attacher à des personnages pour qui la vie n’a été qu’une suite laborieuse de douleurs. Cela me renvoie inévitablement à une histoire qui n’est pas la mienne mais que j’ai vécu par procuration. Je crois surtout que je veux m’en libérer une bonne fois pour toutes!
    Merci pour tes mots Maud. Ca me touche.

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  2. Je pense pas qu on puisse dissocier la joie de la tristesse, pour moi c est comme le mal et le bien, le noir et le blanc…l un sert l autre et un côté est plus dur à gérer…..mais les opposés font un équilibre….il faut autant laisser éclater sa peine que sa joie (on dit, je crois, cyclothymique ) …..
    Pour les parties moins bien (je te remercie pour ton joli mot) , je trouve qu il est important de rester à l écoute et rester sans jugement pour les mêmes raisons que ce que je dis au dessus, le bien et le moins bien font partis de nous et il faut l accepter et aider si c est possible….
    Pour conclure, tu as un talent d écriture certain(je ne suis pas le seul à te le faire remarquer) et j espère que tu pourras l exprimer prochainement…..dernière petite chose et importante pour moi et ce n est pas le mot de la fin mais celui du début : je t aime❤❤❤

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