L’enfant de l’autre…

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J’ai mis mes enfants au monde, il y a presque 22 ans, presque 14 ans et presque 9 ans. Mes enfants sont mes bonheurs, mes joies, mes fiertés, mes éclats de rire, mes soucis aussi. Mon coeur bat la chamade bien souvent à cause ou grâce à eux. Parfois bien sûr qu’il faut que je crie, parfois j’ai pas la patience de redire une 101ème fois une chose, parfois j’aimerais une soirée pour moi seule et pourtant dès que je ne suis pas avec eux ils me manquent. Mais ce sont mes enfants alors c’est simple, ça coule de source, c’est une évidence que je serai toujours là pour eux 3, malgré les difficultés de la vie. malgré les gens qui traversent nos vies, malgré la distance, malgré parfois la colère, ils sont ma vie, ils sont mon sang, ils viennent de moi et je les aime tous les 3 d’un amour inconditionnel même si….J’ai été confrontée à devoir partager la vie de quelqu’un qui a des enfants, ce n’est pas toujours facile de se faire accepter par les enfants de l’autre ou bien de soi même devoir accepter toutes les méchancetés qu’il peut y avoir de la part de gosses qui sont en mal d’une famille composée par leurs 2 parents. Et puis parfois tout se passe bien du côté des enfants mais c’est la personne qui rentre dans la vie de quelqu’un pour qui la pilule a du mal à passer. Ce n’est pas simple de s’intégrer dans une famille qui a ses habitude, on a pas forcément les mêmes conceptions de l’éducation, on ne sait pas non plus tout ce que cette famille a vécu par le passé, il faut que tout le monde trouve ses marques, que tout le monde arrive à prendre une place, que tout le monde arrive à construire comme des pièces de puzzle qui ne forment plus qu’une unité.

Ce n’est ni facile pour la personne qui arrive, les enfants qui sont là, ou le parent qui doit protéger ses enfants, construire une relation avec une nouvelle personne. Je sais qu’il y a des familles où tout roule et qu’il y a aussi des familles ou ce nouvel équilibre est un véritable échec. Tout le monde doit faire des efforts, enfants comme adultes mais nous en tant qu’adultes nous avons la responsabilité d’essayer de nous mettre à la place des enfants, de supporter que l’enfant de l’autre ne soit pas comme on aimerait qu’il soit car oui cet enfant s’est construit bien avant la personne arrivante, a ses habitudes, son caractère et puis a déjà un vécu et de surcroit ce n’est qu’un enfant parfois dans une grande souffrance affective, relationnelle.

Je ne suis pas la pro de la psychologie, mais j’essaie de comprendre, je me dis qu’en tant qu’adulte c’est à nous de faire des efforts de compréhension même si c’est un travail collectif, que l’enfant on doit lui imposer des limites évidemment. Mais un enfant n’a pas la maturité psychologique et affective qu’un adulte, que l’enfant est plus dans l’action moins dans la réaction et que l’adulte est plus à même de penser,  réfléchir, anticiper, écouter, analyser. Les adultes prennent des décisions d’adultes, d’amants (dans le sens large du terme) qui auront des conséquences sur la famille, sur un équilibre qu’il a été dur à trouver peut être et que l’arrivée d’une nouvelle personne est à nouveau un grand chamboulement. En fait en tant qu’adultes on impose nos décisions à nos enfants de leur faire entrer quelqu’un dans leur vie.  Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais parfois la nuit j’ai des idées qui me passent par la tête, ça m’amène à de la réflexion que j’ai envie de partager avec vous et que vous me donniez aussi votre avis en tant qu’adultes, parfois en tant que parent ayant refait sa vie, ou quand vous avez été enfant que vos parents ont refaits leur vie et que vous avez été dans la situation ou un beau-parent vous a été imposé. J’ai hâte de vous lire, hâte de connaitre vos points de vue, hâte de lire vos réflexions, hâte tout simplement qu’on puisse entamer un dialogue.

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11 réflexions sur “L’enfant de l’autre…

  1. Je vis cette situation présentement. J’avoue qu’on est au début de la relation mais je sais que je vais devoir dealer éventuellement avec le concept de famille recomposée, surtout si je décide de déménager (je me mets un délai d’un an) dans une autre ville loin du père des enfants. Ce qui va changer dans les termes de la garde,de partagée à exclusive avec moi. Donc mon nouveau conjoint pourra se trouver avec mes trois à temps plein. Il m’a rassurée qu’il a accepté le package au complet mais reste qu’il y aura des compromis à faire. Lorsque l’amour est fort et les deux communiquent, les petits bobos seront réglés sans trop de chichi. L’ouverture des deux côtés est super importante, la transparence et la franchise aussi. Ce n’est pas tjrs facile d’accepter de vivre avec les enfants de quelqu’un d’autres. Mais je regarde autour de moi et je vois des familles recomposées fonctionnelles et harmonieuses. Alors pourquoi pas moi aussi?
    La personnalité du nouveau « membre » joue un rôle important. Philippe est le premier et seul homme qui a couché chez nous depuis ma séparation du père (en deux ans et deux mois) car il est différent, sait comment attirer les enfants vers lui sans les brusquer, il a réussi à avoir leur confiance assez rapidement, il est très présent qd il vient chez nous (il est à trois h de route donc on se voit les WE). Tout ça c’est un signe pré-coureur. Il a lui-même une jeune fille de 20, rendue automne et dans son appart. donc il a l’expérience des enfants et des ados filles. Je t’embrasse ma Maud et merci pour ce partage si pertinent de nos jours car c’est une réalité de notre vie de plus en plus❤️

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  2. Bonjour Maud,
    De mon côté je suis passée par là, et continue sur cette voie mais avec un peu plus de distance – pour l’instant en tout cas.
    J’ai rencontré quelqu’un il y a un peu plus de 3 ans et 1/2, pour moi il ne fait pas de doute que c’est l’homme de ma vie tellement c’est évident avec lui et tellement je ne peux m’imaginer avec personne d’autre.
    Cependant, cet homme a deux enfants, tout comme moi, dont l’âge tourne entre 6 et 9 ans.
    J’ai habité chez cet homme au bout de seulement un mois et 1/2, par « obligation » et aussi parce qu’au début c’était tout joli tout rose…
    Mes enfants sont gardés par leur père et mon chéri a la garde des siens. Je vois mes enfants 1 WE sur 2 et la moitié des vacances scolaires. Par contre, la mère de mes beaux-enfants, plus ça va et moins elle les voit (elle a déménagé il y a quelques années à près de 4 heures de route…).
    Je ne vais pas revenir en détails sur ces plus de 3 années communes, mais ça a été très compliqué (alors que mon chéri pensait que c’était simple, une famille recomposée…), je vivais dans son univers, sa maison d’enfance, avec ses enfants où a aussi vécu son ex, avec ses parents/amis/famille à proximité… alors que ma famille/mes amis habitent à environ une heure de chez lui. Et mes enfants idem, mais de l’autre côté… Et mes enfants arrivaient aussi dans cet univers, et ils « chamboulaient » tout, pour moi en tout cas.
    Après une grosse crise en début d’année, on a décidé de se séparer. J’ai donc pris mon appartement, à 15 minutes de chez lui. Finalement, on continue à se voir, parce qu’on s’aime toujours.
    Ça se passe super bien, notamment niveau sentiments/tendresse etc., mais c’est difficile malgré tout pour moi de vivre sans lui au jour le jour.
    Malgré tout, je sais qu’il faut que j’en passe par là pour apprivoiser mon sentiment de solitude et prendre du temps pour mes enfants.
    J’ai espoir qu’on habite de nouveau ensemble, un jour.
    Quand ce jour arrivera, il faudra cependant que ce soit un choix commun et qu’on pose des fondations solides (ce qu’on avait pas eu le temps de faire à l’époque), autant pour notre couple que pour notre famille. Sans quoi on risquerait de retomber dans les mêmes travers…
    Car, je le confirme, vivre avec les enfants de l’autre, malgré tout l’amour qu’on peut lui porter, est loin d’être évident et une chose aisée…

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  3. Question d’actualité. Ici cela se passe très bien depuis presque 1 an. Il a pris le package comme il dit. On était déjà très amis depuis 1 an avant de se mettre ensemble. Mais mon compagnon est calme n a pas d enfants mais adore les enfants avec 5 neveux et nièces et grande famille. Même idées d éducation. Le plus dure ça a été l écart d age mais les enfants sont passés au dessus plus vite que moi car ils s adorent. Point positif il ne veut pas d’enfants.
    Le compagnon précédent ça a duré 10 mois il avait une fille. Ça a été la cata. Il y en avait que pour elle quand elle était là . Sa fille etait audieuse et capricieuse a 4 ans, grosse coleres caprices du a une maman qui passe tout et papa qui suit car culpabilise et j en passe… Chezmoi il y a un cadre désolé.
    Lui sortait pas ou peu , passait beaucoup de temps sur la console et a boire et voulais pas sortir même quand on etait tous les 2 , ne jouait pas avec les enfants, deprimait… Je faisais beaucoup trop, cuisine menage courses….et ne voulais plus du rôle d épouse et surtout gérer quelqu’ un d égocentrique dans sa déprime.. . Très difficile. Je sais ce que je ne veux plus. Les enfants me voyaient triste et pas heureuse surtout l’aînée et c est difficile pour eux. Le plus dure c est de pas être sur la même longueur d onde moi j etouffait lui fou amoureux.
    En ce qui concerne mes enfants ils sont très sociables aiment tout le monde du coup attendent la même chose de mon compagnon. Qu’il aime passer du temps avec eux comme seul avec moi, Qu’il les aide dans leur quotidien dans le sens du partage, qu’il ne rende pas leur maman malheureuse. Ils acceptent les limites de l’autre tant qu’elles sont juste. Mais enfants sont vraiment cool et ça aide. Alors oui je leur impose quelqu un de nouveau que leur pere, il y en aura peut etre d’autres et il le savent. C est facile pour personne mais c est la vie. Et ca forge aussi l’ouverture d ‘esprit.
    En tout cas les 2 fois pour eux ça s’est bien passé seule la gamine les gavait avec ses attitudes d enfants gâtés pourris.

    Des bisous ma belle

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  4. Coucou
    En effet pas facile….
    Moi je me souviens du départ de mon papa parce que ma maman l’a mis dehors le jour ou elle a apprit que j’avais une demie soeur. .. puis ils se sont donner une 2eme chance ça a bien fonctionner jusqu’à la mort de maman moi 19 ans sur le départ mais mon frère 13 ans a du vivre 2 semaine après l’enterrement l’arrivée a la maison de notre soeur et de sa mère qui a été la belle mère de cendrillon avec mon frérot. ….. donc si les enfants le vivent mal il faut prendre du temps pour parler…. la communication s’est pas toujours facile mais faut parler… les non dit c’est horrible

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  5. Je crois avoir partagé mon avis. Moi je suis plutôt du style « chacun chez soi ». J’ai beaucoup d’exemples devant moi, de personnes pour lesquelles c’est compliqué de tout gérer, la relation du couple qui se forme, les contacts avec les ex, les enfants qui ont plus ou moins du mal à trouver leur place, les adultes qui cherchent comment se positionner au mieux.
    Tout dépend je pense de ce qu’on a envie de vivre. C’est je pense un ajustement de tous les instants.
    Pour ma part je ne mélange pas. Je ne tiens ni à mettre en danger la relation avec mon fils, ni celle avec l’homme que j’aime. Pour le moment ça nous convient à tous. En tant et en heures les présentations se feront – rien ne presse.
    Et même si c’est difficile parfois d’élever seul un enfant je considère que ce n’est pas au nouvel homme ou à la nouvelle femme de notre vie d’endosser ce rôle.

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  6. Sujet très riche car différent en fonction de chaque être… Pour ma part on m’a imposée une belle mère En apparence tout se passait bien mais quelle douleur intérieure… Demander le consentement de l’enfant, communiquer avec lui, exprimer son propre ressenti me semble important Rien ne peut être parfait Il faut trouver sa propre place et c’est loin d’être facile

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  7. Je suis papa en mode 1 week-end sur 2 et la moitié des vacances scolaires….enfin, ça c était avant certains clash imprévus….depuis 5 ans je vivais ainsi et seul le reste du temps avec ma vue de chef d entreprise et mon appart vide et sans bruit….lorsque je voyais mes filles, tout était donc programmé à l avance et roulait tranquillement (mes filles ont 17 et 9 ans)…..lorsque je t ai rencontré, je savais parfaitement que tu avais 3 enfants dont 2 garçons à « temps complet « , je suis rentré dans ton cercle mais finalement en ne connaissant rien du rôle de beau père, ni de la « vie » générée par 2 garçons.Pour moi, il a été un moment compliqué de tout assimiler et organiser un conseil de famille ou j ai pu m exprimer avec eux sans filtres aura permis de casser ce mur qui semblait commencer à monter pour en faire un espace où j ai les clefs….beaucoup de portes restent à ouvrir mais j ai compris beaucoup de choses….il ne reste plus maintenant qu à voir comment mes filles vont assimiler notre belle famille mais j ai surtout le temps de les préparer…..rien ne serait possible sans ce qui est l élément liant à cette recomposition, notre amour qui est particulier(on est des dingues)…..j aime notre famille, je t aime❤

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