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Celle que je suis…

Celle que je suis n’est pas définie par la longueur de mes jambes (oui ce sont les miennes et pour ceux que ça dérange, passez votre chemin, on voit moins ici que sur une plage ou même dans la rue et je n’ai pas à avoir honte de mes jambes)… Celle que je suis, peu la connaisse car je me tais beaucoup sur ce qu’il se passe dans ma vie, ce qu’il m’est arrivé par le passé. Je parle bien sur de mon accident mais rien de plus, je ne parle pas ou peu de mon enfance et adolescence ou début de ma vie d’adulte. Je ne pose pas de choses trop trop trop personnelles ici, car ça m’appartient, si quelqu’un le sait c’est que je lui ai dit car j’ai eu énormément confiance en elle (cette personne) pour pouvoir lui dire certaines choses de ma vie. Vous qui parfois me voyer partir des réseaux sociaux, c’est tout simplement car un moment donné, j’ai encaissé plus de souffrance que je peux supporter à cet instant là. Alors plutôt que de m’énerver encore et encore je préfère aller ruminer dans mon coin, ma souffrance dans ces cas là, je la garde pour moi, elle me pourrie la tête, le coeur, le corps, mon hypersensibilité n’a pas que du bon dans ces moments là, loin de là… C’est un tsunami en pleine figure que je me reçois.

Celle que je suis aujourd’hui, c’est celle qui a eu tout ce qu’elle a vécu avec beaucoup de souffrances physiques et morales certes, mais c’est surtout celle qui rebondit à chaque fois, évidemment qu’il y a eu des larmes, des moments de doutes, des moments de souffrance mais j’ai longuement travaillé sur moi et je ne laisserai jamais personne minimiser ou extrapoler ce que j’ai vécu, ou me juger par rapport à cela, c’est moi qui ai vécu ça et personne d’autre. Je ne juge jamais les gens car on ne connaît qu’une part infime d’eux. La violence des jugements est tout aussi dévastatrice que ce qu’on a vécu en général, surtout quand ils sont exprimés de façon explicite ou bien que vous ne dites rien mais que vous prenez vos distances sans rien dire. Je n’ai jamais eu envie de la pitié de quelqu’un, je n’aime pas pleurer sur mon sort si je me confie c’est pour qu’une relation soit digne de la confiance avec laquelle je la vois et croyez moi, ma confiance je ne la donne vraiment à très peu de personnes. Très très très peu de personnes savent des choses de ma vie d’enfant ou d’ado, tout simplement car je ne sais pas à qui je peux faire confiance et si j’ai su libérer ma parole c’est que je savais au fond de mon coeur que je pouvais avoir confiance, parfois je me suis trompée…

Celle que j’ai été n’est pas définie par ce que j’ai pu vivre avant, mais tout simplement ça fait partie de moi et je suis très sereine avec ça maintenant car je ne suis en rien fautive et surtout que j’ai pu me reconstruire toute seule non pas sans mal et surtout je me dis que j’ai franchi des montagnes plus hautes que l’Himalaya. J’ai fait le choix il y a 12 ans à la naissance de mon fils de rompre avec certaines relations amicales et familiales et sans ça je sais qu’aujourd’hui je serais encore dans une impasse. Aujourd’hui je sais que l’avenir est bien plus clair qu’il y a 12 ans, que les orages je les laisse derrière moi. Je sais aussi ce que je veux et ne veux plus. Je sais que je ne veux plus avoir de l’amour qui fait mal, je ne veux plus de l’amitié à sens unique, je veux m’entourer que de belles personnes. Je retrouve le sourire, je suis sereine, j’ai encore plein de choses à travailler, mais je sais que j’ai fait le plus dur sans aucun doute.

Je suis celle que je suis avec les blessures pansées du passé, il y aura toujours des cicatrices mais elles se referment petit à petit. Je suis pas beaucoup objective avec moi, je me trouve tout un tas de trop ou de pas assez, j’apprends à poser un regard rempli de tendresse sur moi, j’apprends à ne plus aimer dans la souffrance et c’est ce dont j’arrive le mieux depuis 4 ans sans doute mais quand on a toujours aimé dans la souffrance ce fut le chemin le plus dur à prendre que de renier cette voie là, dans laquelle j’ai grandi et pourtant la plus belle sans doute comme celle de ne plus m’entourer de tout un tas de personnes néfastes pour moi. J’aurais donné n’importe quoi pour qu’on m’aime avant, que ce soit amoureusement ou amicalement et donc avoir tout un tas de personnes autour de moi de façon virtuelle d’ailleurs souvent et puis j’ai appris que ce n’était que du leurre, du fake et aujourd’hui j’ai très très peu de personnes avec qui j’échange mais ce sont des échanges beaux, sincères et de qualité et avec des personnes en qui je mets ma confiance, alors si je vous parle, si j’échange avec vous, si j’ai envie de vous voir, de vous entendre au téléphone, de vous parler en pleine nuit (ou jour), de vous lancer un invitation à déjeuner ou boire un coup avec vous c’est tout simplement que vous êtes dans mon coeur et je ne demanderai jamais à quelqu’un de porter quoi que ce soit à ma place (à part peut être les sacs de courses 🙂 et encore… ). Et si un jour je ne donne plus de nouvelles, c’est que j’ai été déçue, blessée, par des propos à mon égard, une façon de faire, je sais partir sans me retourner quitte à avoir très mal toute seule de mon côté, mais par respect pour ce qu’on a partagé ensemble je serai claire. Les jugements ne sont jamais très constructifs et je me bats aussi avec les jugements sur le handicap de mon fils et en général ça se passe très bien car les jugement ont souvent été top hâtifs et du coup erroné, nos maladies ou handicaps et ce qu’on a vécu ne font pas de nous ce que nous sommes, ce que nous avons dans la tête ou le coeur. With love… ❤️

2 réflexions au sujet de “Celle que je suis…”

  1. N.B : Ne me répondez pas, sinon je vais finir par vous prendre la tête si vous essayez de m’aider. (Je vais toujours réussir, d’un point de vu extérieur, à me rabaisser, alors que, de mon point vu, je suis juste lucide)

    « ne plus m’entourer de tout un tas de personnes néfastes pour moi.  »

    En septembre 2021 je suis sorti de ma zone de confort et j’ai commencé pas mal d’activités et j’allais changer de vie, j’ai même rencontré une fille sur Tinder dont j’ai mit du temps à rencontrer irl car elle a de l’anxiété social + santé fragile.

    Mais maintenant que j’ai give up un presque toutes mes activités et projets, que je n’ai finalement pas changé de vie et que donc je suis un looser, je ne veux pas qu’elle continue de me fréquenter(1).
    Je veux être seul(2) dans ma bulle.

    Mais elle continue de vouloir me voir ou m’appeler (parfois en pleine nuit) alors que je suis néfaste pour elle … (aucune violence, mais je suis négatif, déprimant, un looser, quelqu’un de mediocre etc… donc aucun intérêt de me frequenter)
    Elle a plutôt besoin de personnes positif, d’un soleil, alors pourquoi vouloir continuer de fréquenter un looser qui vit à nouveaux chez sa mère depuis ses 24ans ? (j’allais pouvoir avoir à nouveau mon appart à moi, mais j’ai give up la formation qui m’aurait permis d’en avoir un)

    Du coup il faudrait comme vous le dites qu’elle apprenne à ne plus aimer dans la souffrance.
    Car aimer un looser, un incapable, c’est se rentre dur la vie pour rien(3), déjà qu’elle n’a pas une vie facile.

    Sinon (et vous pouvez par contre répondre à cela):
    « J’aurais donné n’importe quoi pour qu’on m’aime avant, que ce soit amoureusement ou amicalement »
    C’est qu’une impression où la plupart des enfants, ados, voir jeune adultes sont ainsi ?
    Ou alors c’est parce que je l’ai été que j’ai cette impression ?

    (1) Et c’est pas comme si c’est moi qui lui disait de ne pas fréquenter untel ou autre, non, c’est juste moi qui veux qu’elle ne me fréquente plus, c’est bien dans mon droit, non ?
    Après on pourrait me dire que je ne suis pas à sa place pour savoir si c’est bien ou mal qu’elle me fréquente, mais à partir du moment où moi je ne veux plus, cela est légitime, non ?

    (2) Seul tant que je n’ai pas de belles choses à offrir (au sens large du terme).
    Voir carrément rester seul pour toujours, comme cela pas de risque d’encore rendre malheureux quelqu’un, même si l’on pourrait me dire que c’est souvent des prophéties autoréalisatrices. Et aussi

    (3) Ma sœur qui fut en couple avec un « c*nnard » et puis un looser m’a dit qu’au moins le c*nnard il savait faire des choses, alors que certes le looser est gentil, drôle, attentionné mais il ne sait rien faire et c’est chiant à la longue.
    Du coup moi, cela me fait dire qu’il ne faut pas que je fasse subir cela à une potentielle partenaire. (je parle en générale, pas qu’avec cette fille)

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  2. moohh elles sont belles tes jambes !!
    la sérénité…je pense que il faut en effet le temps qui passe, la maturité et l’âge…Et les beignes de la vie, pour l’atteindre.

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