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La ritalyonnaise…

Je suis en vacances depuis quelques jours, juste le temps pour moi de penser, de souffler (d’essayer au moins), beaucoup d’introspection, j’essaie de me jauger, de savoir où sont mes limites pour tout un tas de choses. Je me rends compte que je donne tellement, beaucoup trop dirons les gens qui m’en demandent toujours plus au final. Je ne sais pas où sont mes limites, je ne sais pas où je dois aller, je doute de moi, de mon image, de mes capacités à tout un tas de choses. J’ai peur d’être rejetée, même si le regard des autres aujourd’hui je m’en balance (ça tombe bien je suis balance).

Je suis lyonnaise de naissance avec des origines italiennes fortement marquées en moi. Je ne peux pas le cacher, de toutes façons pourquoi vouloir le cacher? Je suis bien trop tranchée, bien trop méditerranéenne, bien trop entière, pour le cacher. Quand j’aime, j’aime à fond, je ne sais pas aimer à moitié, je ne sais pas me donner entièrement quand je suis avec quelqu’un, je ne sais pas me donner à moitié aux gens que j’aime (mon amoureux, mes amis) mais je doute de moi, souvent, trop souvent, de l’amour qu’on peut me porter, sans doute rapport à mon enfance, se battre en permanence pour avoir le sentiment d’exister chez moi, enfin je me battais avec moi même puisque j’étais une enfant renfermée, qui passait son temps à écrire à bouquiner (ça n’a pas beaucoup changé), mais parfois ça bouillonnait alors il fallait que ça sorte. Je me rappelle aussi des départs de ma mère qui me déchiraient, je la regardais derrière la fenêtre de ma chambre et je pleurais. Mon sentiment d’abandon vient de 1001 choses dont ces moments là, ces moments où mes frères partaient avec les parents et moi avec mes grands-parents car on ne me voulait pas vraiment. J’ai tellement de traumatismes liés à l’enfance. J’ai dû me battre pour survivre au milieu de cette fratrie tant adorée, pour essayer juste de creuser un trou pour qu’on m’aperçoive. Le rapport que j’ai avec moi est tout aussi volcanique, difficile, je n’ai aucune confiance en moi, l’image que j’ai de moi n’est pas bonne, je ne comprends jamais comment quelqu’un peut avoir ne serait ce envie de me parler.

J’ai des ascenseurs émotionnels en ce moment, je fais des règlements de compte à O.K. Corral avec moi même, mais aussi avec d’autres personnes en ce moment. J’ai besoin de dire quand quelque chose ne va pas, j’ai besoin de crever l’abcès quand je sens que je n’en peux plus. Surtout pour faire réagir l’autre, surtout pour qu’on me dise je t’aime aussi, je suis là aussi (je ne parle pas que de relations amoureuses mais de relations amicales aussi). Alors on me dit que je suis L’Etna qui est endormi et qui parfois rentre en éruption je crois que c’est ça. N’oublions pas que ma grand-mère était née pas loin de Naples donc le Vésuve et mon grand père en Sicile et il y’a l’Etna donc mon tempérament volcanique vient sans doute de là. Je ne vais pas renier celle que je suis, si on me titille pas je peux rester indéfiniment pas endormie (faut pas déconner non plus) mais sans être en éruption, je peux être la plus douce des femmes, si on ne me fait pas de mal j’ai pas de raison de répliquer, si on me montre qu’on m’aime je peux endurer l’absence, la distance, le temps qui nous sépare et que nous fait à tous défaut.

Je suis ritalyonnaise, le mélange d’une lionne et d’une louve romaine, ça détonne ouais, mais quand on sait bien me prendre (non pas de jeux de mots ah ah ah), je me laisse apprivoiser, je peux donner tout ce que j’ai, toute mon amitié, tout mon amour, tout mon temps mais je ne veux plus donner sans retour et je crois que malgré tout j’ai besoin ce besoin d’être rassurée souvent et quand je le demande ce n’est pas pour faire chier, c’est juste que je doute de moi, tellement de moi, en permanence…..

2 réflexions au sujet de “La ritalyonnaise…”

  1. Je connais ce sentiment de mésestime de soi, les doutes permanents, l’impression de n’être rien, de jamais aboutir à… Les manques de repère liée à un passé sans affection réelle, la méfiance envers les autres et aussi et surtout une lourde solitude que je traine encore aujourd’hui.
    C’est pour cette que je me suis réfugié dans la lecture, l’écriture, le dessin, la musique sans objectif autre que de me préserver du monde extérieur dont j’étais persuadé qu’il ne voulait pas de moi. Écorché vif…

    Aujourd’hui, c’est moins prégnant même si je doute encore souvent.

    En tout cas ce billet a le mérite de bien poser les choses…

    Ervé

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