Ces choses que j’ignorais de moi avant d’être (leur) maman!

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(Photo de 2014 ou 2015? Paolo et moi)

Ce billet va surement raisonner comme une déclaration d’amour à ces 3 êtres qui sont les plus importants au monde pour moi, mes enfants, mes amours.

Je n’aurais jamais imaginé que je puisse aimer un tout petit être qui était là, logé dans mon ventre, que je  ne connaissais ni ses traits physiques ni ses traits de caractère et pourtant je savais que je l’aimais déjà. Poursuivre la lecture « Ces choses que j’ignorais de moi avant d’être (leur) maman! »

Mère mais pas que…

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Mes enfants sont ma vie, mes enfants font partie de moi, je fais encore partie d’eux… J’ai donné tout ce que j’ai pu depuis plus de 21 ans. Je me suis sacrifiée beaucoup pour eux, car je ne voulais pas qu’il manque de quoi que ce soit. J’ai été là au maximum pour eux, car de l’autre côté, il y avait ce parent absent alors je n’ai pas voulu les priver de 2 parents. J’ai eu mal, tellement mal de l’absence des parents, de MES parents. Je ne voulais pas faire vivre ça à mes enfants. J’ai expliqué mon grand désarroi et mes angoisses quant au départ de mon dernier en classe verte.

Bien sûr qu’il me manque, bien sûr que j’ai hâte de le retrouver, évidemment je vais regarder 10 fois par jour s’il n’y a pas de photos de sa petite bouille mises par la maitresse avec un nouveau résumé…. Oui il me manque, c’est évident… Mais ce qui est paradoxale c’est que je prends le temps de vivre, mon grand de 13 ans est là, sans faire de bruit, je me repose, je vis, je prends du temps pour moi…. Et depuis combien de temps je n’ai pas pris de temps pour moi vraiment sans être interrompue, sans qu’on me sollicite? Je ne sais pas honnêtement…. Là c’est donc moins de charge mentale, je recharge mes batteries. Longtemps j’ai cru être indestructible et puis il y a 4 mois quasiment j’ai vu que non, que mon corps me disait STOP!!!!!  Mais je ne réalisais pas plein de choses.

J’ai vécu pour mes enfants, à travers mes enfants depuis tellement d’années… Je m’en suis oubliée, j’ai voulu leur faire plaisir, …J’ai tout donné, pour tout ce petit monde, sans compter, sans attendre de retour, ça me paraissait tellement naturel, Je me suis rendue esclave de ma famille.  Je pensais leur être indispensable (surtout pour Paolo et sa saleté de maladie), je me suis plantée, ils ont besoin de moi évidemment mais savent faire tellement de choses sans moi, je les aies préparé sans m’en rendre compte.  Mais moi je me suis épuisée car je n’ai pas pris le temps de recharger mes batteries, je n’ai pas pris le temps de souffler, de me reposer vraiment, de vivre une autre vie que celle de maman. Je me rends compte là que j’ai pas mal oublié ma vie de femme, oui même si j’ai été amoureuse il y avait toujours mes enfants, toujours, toujours. Je ne dois plus douter que si je les quitte 24, 48, 72h ou plus je ne suis pas une mauvaise mère pour autant. J’ai le droit à une vie de femme en parallèle de ma vie de mère, je n’ai pas su trouver un équilibre car je ne l’ai jamais cherché, je n’ai jamais même pensé que j’avais le droit de vivre pour moi. Et pourtant c’est la clé, vivre pour moi pour prendre soin d’euxDésormais je vais vivre plus pour moi, je vais prendre du temps pour moi, pour faire ce que J’AIME et pas faire en permanence ce qu’ils veulent, ce que je pense bon pour eux. Ils ont le droit d’avoir un avis, d’avoir des envies, tout comme moi. Cette nuit là, il est 3h05 du matin, et je vous présente Maud la maman de Lisa, Giacomo et Paolo mais pas que…. Maud 41 ans, découvre qu’elle a aussi le droit de vivre pour ELLE… Je suis une mère mais pas que….  Je dois juste ne plus me sentir coupable de prendre du temps pour moi.

* Et puis je suis si heureuse de le voir prendre son indépendance vis à vis de moi, je vois sur les photos qu’il va bien, et bien évidemment c’est le plus beau MON FILS <— en « Maud » mère juive (et il n’y a rien de péjoratif là dedans car une mère juive ou une mère italienne c’est du pareil au même) ❤

♡ Lui et moi ♡

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J’aime mes 3 enfants d’un amour immense, je les aimes tous les 3 aussi fort, et pourtant j’ai avec chacun mes secrets, mes rituels, mes façons d’être.

Aujourd’hui je voudrais parler de cette relation particulière que j’ai avec mon dernier…. Ce fut un bébé surprise, et dès que j’ai su que je l’attendais je savais comment il serait. Je disais à qui veut l’entendre qu’il serait blond, qu’il aurait les yeux bleus et tout le monde souriait car son père est châtain aux yeux marrons, moi je suis châtain (bien que blonde jusqu’à mes 25 ans) mais aux yeux bleus avec une pointe de noisette, un peu de vert et de gris….. Et quand il est né, il était brun comme pas permis, mais avait les yeux bleus. J’ai dit attendez que ses cheveux tombent et vous verrez (car je suis née très brune aussi) et en effet à 3 mois mon bébé est devenu blond et ses yeux devenaient de plus en plus clairs. Je sentais aussi ce bébé plus fragile que mes 2 ainés, il tombait souvent malade malgré un allaitement d’un an, demandait plus d’attention je sentais en moi que quelque chose clochait, mais tout le monde disait d’arrêter de m’en faire….. Quand il y a 14 mois les médecins l’ont hospitalisé après 2 soirées aux urgences  en 10 jours avec 41 de fièvre, quelque part je me suis sentie soulagée, car quand je m’inquiétais pour mon fils on me disait mais non il a rien, et on a découvert sa maladie, et là je sais que mon ressenti par rapport à mon fils était tout simplement fondé. Les 22 jours d’hôpital ont été pour moi une angoisse forte, mais je savais mon fils entre les mains des médecins pour son bien alors bien sûr que j’ai accepté qu’on lui fasse tous les examens possibles pour trouver ce dont il souffre. Il y a eut les prises de sang, les échographies, les radions, le myélogramme. Ce fut dur, terriblement dur de voir ce qu’on lui faisait, j’aurais aimé prendre toute sa souffrance sur moi, tous les examens pour moi car je ne voulais pas qu’on fasse tout cela à mon petit, à mon tout petit.

Actuellement je suis inquiète pour mon fils, je me questionne beaucoup sur son avenir avec la maladie, comment il va vivre avec ça, dans sa vie d’enfant, d’ado et d’adulte…. Mais je suis là pour l’accompagner, le consoler les nuits où il pleure car il a mal, qu’il a de la fièvre, lui apprendre la politesse et le respect, le faire grandir mais parfois j’aimerais le garder que pour moi dans le creux de mes bras, afin qu’il ne souffre pas, afin de le garder tout petit mais je sais que ce n’est pas la solution. Alors je le laisse grandir, couper petit à petit ce cordon qui nous unit, le voir grandir est parfois un déchirement j’ai la nostalgie de quand je l’allaitais qu’il venait se lover contre moi en prenant mon sein, mais le voir grandir c’est beau aussi car justement je le vois prendre de l’assurance, je le vois s’intégrer parfaitement dans sa classe, devenir de plus en plus autonome et je me dis que je fais mon rôle de maman parfaitement. Mais mon petit restera toujours mon petit, celui qui quand parfois je suis pensive me dit « maman je crois que tu veux un câlin, tu veux aussi que je te donne des schockobons©? » et qu’il vient se lover dans mes bras en me murmurant « maman je t ‘aime plus que 10 » et moi j’aime venir sentir  dans son cou car il sent encore le bébé. ♡