Quand les mots (me) manquent…

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Parfois j’aimerais avoir cette capacité à faire sortir certains mots quand je suis un peu « down », mais il m’est alors impossible. Il y a des bribes de machins qui sortent, on devine alors que je ne suis pas très bien mais c’est tout. Et dans ces moments là, j’aimerais recevoir tout les mots réconfortants du monde, sauf que je m’enferme dans une espèce de mutisme ou j’ai l’impression que la communication ne sert à rien. Lire la suite

Le poids des mots devient-il le poids des maux?

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(source photo)

Je n’avais jamais mesuré vraiment le poids des mots et de l’impact que ça peut avoir. Parfois énervée, blessée, j’ai pu être moi même blessante juste en disant quelques mots bien cinglants, pour toucher là où ça pouvait faire mal. Je sais c’est pas très cool, j’ai souvent pris cette option pour seule armure. Mais (souvenez vous il y a toujours un mais avec moi), je me suis rendue compte à quel point les mots pouvaient blesser, et à quel point j’ai pu être piquante parfois.

Je me suis rendue compte que les mots pouvaient vraiment blesser (et me blesser aussi car finalement ce que je déteste c’est faire du mal aux gens) et que cette façon de faire n’est pas digne de la personne que je suis et que ce n’est nulle comme manière de se protéger car au final ça ne protège de rien, c’est juste là pour blesser et faire partir l’autre quelques minutes, heures, jours et qu’un jour l’autre est tellement blessé par les paroles qu’il part. J’ai blessé certes avec mes mots, mais j’ai été aussi blessée. J’ai toujours fait comme si ça n’avait aucun impact sur moi mais c’est totalement faux.

En effet depuis que je ne vais pas bien, depuis que les larmes coulent quotidiennement, je me rends compte que les mots de certaines personnes à qui je tenais ont pu avoir un impact négatif sur moi, et sur ma façon d’être et d’être cette femme blessée que je suis aujourd’hui. Je ne me suis pas rendue compte que de « vilains » mots pouvaient devenir de vrais maux, qu’ils sont là, ils restent en nous, et ressurgissent n’importe quand comme une épée en plein coeur. D’être pas au top (c’est le moins que je puisse dire) m’a fait pas mal changer, réfléchir sur moi et ma façon d’agir avec les autres et la conséquence de nos actes et de nos paroles les uns envers les autres.  Je pense avoir toujours été aimante envers les gens, mais par souffrance fallait que je pique là où je savais que ça ferait mal.

Aujourd’hui je pèse le poids des mots,  je réfléchis aux conséquences que mes mots peuvent avoir, et je refuse aussi de me laisser blesser délibérément et je refuse encore plus catégoriquement que mes enfants soient blessés par des mots d’adultes qui ne seraient aucunement bien veillants. J’ai pesé le poids des mots et bien trop souvent ils sont devenus des maux, et je ne veux pas que mes enfants vivent avec de tels maux à leur tour.  Alors je dis souvent à mes enfants mon amour que je leur porte, être bercé(e) par des mots d’amour c’est bien mieux que d’être souillé(e) par des mots méchants.