Le présent c’est tout ce que j’ai…

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Il faut que j’arrive à digérer ce passé trop douloureux, ces maux et ces mots qui viennent me hanter dans le moment le plus sombre de mes nuits. Je déteste dormir, je déteste que mon inconscient me fasse revoir des personnes du passé, que je me réveille en pleurs. je déteste ne pas pouvoir contrôler ce que je pense puisque mon inconscient pense à ma place les nuits. Je déteste revoir cet amour perdu au coin d’une rue et sentir que mes larmes coulent seules sans que je n’ai rien pu prévoir, vu venir. Je déteste tout ce qui me rattache au passé, je déteste tellement ce passé. Poursuivre la lecture « Le présent c’est tout ce que j’ai… »

À bout de souffle

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J’ai le souffle coupé
J’ai la gorge serrée
Je n’arrive plus à respirer
J’ai le coeur qui ne cesse de s’emballer.

Cette impression que plus jamais les larmes ne cesseront de couler,
Et pourtant vers le haut j’essaie de toujours me hisser
Malgré toutes les difficultés
Mais j’ai l’impression que c’est de plus en plus compliqué.

Il va falloir encore que je me mette des coups de pieds
Pour encore avancer
Alors que l’air semble de plus en plus me manquer
Et que je cherche juste à m’oxygéner.

J’ai l’impression que mon coeur à trop saigné
Que j’ai longtemps cherché à cacher
Toutes ces endroits fêlés
De ce palpitant si souvent brisé.

Aujourd’hui j’aimerais une main pour m’accompagner
Pour m’aider à traverser
Les routes de la vie trop compliquées
Et retrouver ensemble une vie ensoleillée.

Mais j’ai l’impression de ne pas mériter
L’amour ou même l’amitié
Je suis tellement écorchée
Par cette vie qui est sans aucune pitié.

J’ai besoin de lacher
Souvent quelques mots sur le clavier
Ou bien sur du papier
Pour un peu m’apaiser.

Il faut que j’arrive à sécher
Ces larmes qui ne font que couler
Il faut que je sois de nouveau motivée
Pour encore me relever.

Il faut que j’arrive à me reposer,
À vraiment retrouver de la sérénité
Essayer de ne plus vraiment penser
À toutes ces choses trop compliquées.

Je dois cesser de m’angoisser
Pour la moindre contrariété
Arriver à exprimer
Toutes ces choses qui m’ont blessée.

Je sais mieux m’exprimer par écrit que parler
Pourtant j’aurais aimé
Pouvoir te glisser
À l’oreille toutes ces choses tant de fois gardées.

Mais je n’ai pas osé
Car j’ai trop souvent eu peur d’être jugée
Que mes mots soient mal tombés
Ou tout simplement d’être rejetée.

Alors je suis partie, je me suis envolée
J’ai dit des mots jamais pensés
Des mots pour que je sois détestée
Plutôt que d’être de nouveau jetée.

Ce soir plus que jamais j’ai besoin de retrouver de l’air
De prendre des grandes bouffées
De m’oxygéner
De nouveau respirer.

Quand les mots (me) manquent…

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Parfois j’aimerais avoir cette capacité à faire sortir certains mots quand je suis un peu « down », mais il m’est alors impossible. Il y a des bribes de machins qui sortent, on devine alors que je ne suis pas très bien mais c’est tout. Et dans ces moments là, j’aimerais recevoir tout les mots réconfortants du monde, sauf que je m’enferme dans une espèce de mutisme ou j’ai l’impression que la communication ne sert à rien. Poursuivre la lecture « Quand les mots (me) manquent… »

Brève nocturne #1

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Plutôt de que de trouver LE SUJET pour en faire un billet durant mes insomnies, je me dis pourquoi ne pas faire un billet un peu comme les En Bref, mais ceux-ci seront plus consacrés à mes écrits nocturnes, où un sujet particulier ne sera pas traité, mais plus pour écrire au milieu de la nuit, quand l’insomnie vient me rendre visite et que le coeur est trop lourd pour me rendormir. Poursuivre la lecture « Brève nocturne #1 »

Le poids des mots devient-il le poids des maux?

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(source photo)

Je n’avais jamais mesuré vraiment le poids des mots et de l’impact que ça peut avoir. Parfois énervée, blessée, j’ai pu être moi même blessante juste en disant quelques mots bien cinglants, pour toucher là où ça pouvait faire mal. Je sais c’est pas très cool, j’ai souvent pris cette option pour seule armure. Mais (souvenez vous il y a toujours un mais avec moi), je me suis rendue compte à quel point les mots pouvaient blesser, et à quel point j’ai pu être piquante parfois.

Je me suis rendue compte que les mots pouvaient vraiment blesser (et me blesser aussi car finalement ce que je déteste c’est faire du mal aux gens) et que cette façon de faire n’est pas digne de la personne que je suis et que ce n’est nulle comme manière de se protéger car au final ça ne protège de rien, c’est juste là pour blesser et faire partir l’autre quelques minutes, heures, jours et qu’un jour l’autre est tellement blessé par les paroles qu’il part. J’ai blessé certes avec mes mots, mais j’ai été aussi blessée. J’ai toujours fait comme si ça n’avait aucun impact sur moi mais c’est totalement faux.

En effet depuis que je ne vais pas bien, depuis que les larmes coulent quotidiennement, je me rends compte que les mots de certaines personnes à qui je tenais ont pu avoir un impact négatif sur moi, et sur ma façon d’être et d’être cette femme blessée que je suis aujourd’hui. Je ne me suis pas rendue compte que de « vilains » mots pouvaient devenir de vrais maux, qu’ils sont là, ils restent en nous, et ressurgissent n’importe quand comme une épée en plein coeur. D’être pas au top (c’est le moins que je puisse dire) m’a fait pas mal changer, réfléchir sur moi et ma façon d’agir avec les autres et la conséquence de nos actes et de nos paroles les uns envers les autres.  Je pense avoir toujours été aimante envers les gens, mais par souffrance fallait que je pique là où je savais que ça ferait mal.

Aujourd’hui je pèse le poids des mots,  je réfléchis aux conséquences que mes mots peuvent avoir, et je refuse aussi de me laisser blesser délibérément et je refuse encore plus catégoriquement que mes enfants soient blessés par des mots d’adultes qui ne seraient aucunement bien veillants. J’ai pesé le poids des mots et bien trop souvent ils sont devenus des maux, et je ne veux pas que mes enfants vivent avec de tels maux à leur tour.  Alors je dis souvent à mes enfants mon amour que je leur porte, être bercé(e) par des mots d’amour c’est bien mieux que d’être souillé(e) par des mots méchants.